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 Comme un oiseau de passage... [Louna Shayn]

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Erwan McSteen
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MessageSujet: Comme un oiseau de passage... [Louna Shayn]   Jeu 7 Aoû - 19:32

Comme un oiseau de passage,
Tu n'auras pour réalité,
Que la liberté !

- Les ramoneurs de menhirs



◘ Erwan McSteen


Erwan était assis dans l'herbe. Un vent frais lui soufflait dans la nuque, le plongeant dans un demi-sommeil. Il était sept heures du soir passé et, le centre-ville commençait à se vider. Une journée comme les autres prenait fin. Il avait cherché l'occupation en ville, un emploi, discuté avec quelques marginaux comme lui. Mais toujours aucun boulot à l'horizon. Il mangeait le midi une fois sur deux, ou quand une âme charitable lui proposait la moitié d'un sandwich, ou pour taquiner cette personne, s'enfuyait avec sa pitance. Déjà qu'il n'était pas bien gros et qu'il mangeait peu... Si ses anciennes fréquentations de l'académie le voyaient, qu'en penseraient-ils ? Rien de bien intéressant à ses yeux en tout cas.


Erwan poussa un soupir. Il était bien là. En pleine réflexion existentielle sur la place de sa vie parmi toutes les autres et leur propre chemin, il se demanda s'il n'était pas sage de prendre le chemin du retour. Voilà bien une heure qu'il s'était étendu sur ce bout de gazon, trop rare à son goût dans cette ville. Il n'avait pas le cœur à lire, trop plongé dans sa rêverie. Il prit la décision de gagner le chemin du retour. Il se leva, non sans regret, et attrapa sa besace. Il y avait peu de choses à l'intérieur : un livre, ses clés, briquet, son tabac, un couteau-suisse, un couteau plus grand, une bouteille vide, une pomme et un sachet de cacahuètes. Pas de quoi partir à l'aventure n'est-ce pas ? Mais il n'avait besoin que de peu, et de toute manière, n'était pas en position de réclamer plus.

Il était sur un bout de gazon du parc, un endroit, on l'on pouvait être tranquille. Et seul. Il s'engagea vers la sortie, croisant serre et plates-bandes. Puis il suivit son chemin, parcourant les rues qu'il connaissait si bien. Il pouvait se vanter de connaitre tous les petits coins et les raccourcis. Passant le plus clair de son temps dehors, ce n'était guère surprenant. Il allait rentrer à pied chez lui. Il n'avait pas d'argent à mettre dans le bus. Et il ne voulait pas gaspiller son argent en transport. Et puis, trente minutes à pieds ce n'était pas bien long. Il se mit à songer s'il possédait des bottes de sept lieues. Se serait fort pratique. Mais comment faisait-on alors pour les petites distances, de cinq lieues par exemple ?

Son itinéraire passait sur la grande place. Peut-être aurait-il l'occasion de croiser l'homme qui jouait de l'accordéon ? C'était sympa de discuter avec lui. Il l'atteint au bout d'une dizaine de minutes. Là, l'agitation était un peu plus importante, mais d'aller parlé jusque-là d'agitation serait surement un euphémisme. La plupart des boutiques fermant à huit heures et demie, les quartiers du centre-ville se dégorgeaient progressivement dans des quartiers plus animés, comme celui des bars, seul quartier vivant après neuf heures.


Il pénétra sur la grande place, marchant au milieu de la route goudronné. Il n'y avait pas beaucoup de trafic. Il passa devant des vitrines. Il croisa sa propre image marchant à grand pas dans une rue fantôme. Il regarda sa silhouette enjamber les mannequins, les aspirateurs de luxe et les boîtes de chocolats. Il trouva cela amusant. Une escouade de pigeon survola la grande place, provoquant un cri de surprise de la part d'une femme. Erwan eut un sourire moqueur, encourageant mentalement les pigeons. Il se mit à rire seule, dans la rue. Plusieurs se retournèrent, mais détournèrent vite la tête, le croyant ivre surement, ou fou.


Erwan aperçut encore une fois son reflet. Il s'agissait d'un plan de la ville enfermé dans une vitre, au beau milieu de la rue. Il songea qu'il était bien triste d'être enfermé de la sorte. Son attention fut rapidement attirée par son reflet. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas observé dans un miroir avec de l'intérêt. Il y a surement... Jamais ? Il est vrai que la dernière fois qu'il avait due y porter de l'attention devait remonter à ses quatorze ans, lorsqu'il avait tenté de se mettre du crayon autour des yeux. Il avait bien changé depuis. Il avait vieillit. Pas avec les rides et les cheveux blancs, mais il n'était plus ce lycéen arrivé ici il y a trois ans. Il était plus mure, mature d'apparence. Il avait toujours l'air d'un cure-dent, il fallait croire que cela faisait partie de sa carrure, mais ses épaules s'étaient légèrement élargies, il avait sa tête d'adulte, mais toujours pas besoin de se raser. Ça, c'était moins crédible pour son âge. Plus imberbe, on meurt ! Vêtu d'un jean dans un sale état et de ses rangers, il ressemblait bien à un marginal. Il esquissa un sourire, il n'était plus un gamin maintenant, il pouvait bomber le torse et ses muscles fondus.

Il sortit e sa rêverie lorsqu'il aperçut le blason de son ancienne école, l'académie, dans ce reflet. Une jeune fille, le nez collé au plan lui montrait son dos. Il arrêta son numéro de top-model en remarquant l'uniforme recouvert de vêtements plus civils. Qu'est-ce qu'il avait pu haïr cet uniforme. Il ne voyait pas son visage. Il l’observa un peu. Elle avait l’air vraiment paumé, et elle devait manifestement rencontrer des difficultés lire la carte. Elle portait le blason… Une mutante ? Il chercha un quelconque animal qu’il aurait pu lui associer comme ewig. Il était intrigué. Elle ne ressemblait pas aux autres. Pris d’un élan de bonté, il l’apostropha,


« Hey. »


Il avait parlé d’une voix plate, mais il était possible que sa voix particulièrement rapeuse, signant en bas de ses phrases « bonjour, je suis quasi atteint d’un cancer e la gorge et je fume depuis que je sais faire du vélo à deux roues. » l’ait fait sonné tout autrement. Il était à a peine trois centimètre de la jeune fille. Il put enfin voir son visage.


« Salut. »


Il lui adressa un sourire polit. Tout en sachant qu'un sourire d'Erwan est l'égal d'un léger étirement de lèvre. Chez lui, le sourire, est dans ses yeux : légèrement plissés, ils brillent. Il se dégageait quelque chose de cette fille. Il parait que l'on s'identifierait aux gens qui ont les mêmes codes que lui. Peut-être pas sur ce qu'elle portait, mais... Elle avait l'air tout aussi paumé et à l'ouest que lui. Et ça, ça le faisait rire. Il pointa le plan de son long bras et sans lui demander si elle était perdue enchaîna de suite sur la deuxième question qu'il aurait dû poser.


« Tu veux aller où ? »


Il la fixait tranquillement attendant sa réponse, convaincu qu'elle viendrait dans peu de temps.
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Louna Shayn
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MessageSujet: Re: Comme un oiseau de passage... [Louna Shayn]   Lun 11 Aoû - 23:21


Une goutte de pluie tomba sur le nez de Louna. Puis une seconde sur sa joue. Quelques autres s’écrasèrent ensuite contre son visage. Elle ouvrit lentement les yeux, comme dans ces films ou le héros endormi se réveille doucement et avec innocence. La jeune femme vit un ciel chargé de nuages gris, et elle trouva qu’il faisait étonnamment… Clair. Elle avait l’habitude de se réveiller bien plus tôt. Un peu inquiétée, elle se leva, empoigna son linge de lit et passa la baie vitrée. Quand on lui avait montré où elle devait dormir, elle avait regardé son interlocuteur, incrédule. « C’est quoi, ça ? » avait-elle demandé naïvement. Si son guide n’avait pas été informé de sa marginalité, il aurait pris ceci pour une blague. Ou bien il l’aurait prise pour une autiste. Dans les deux cas, il aurait bien rigolé. En l’occurrence, il avait répondu, amusé, « Un lit ». Et après qu’elle l’ait dévisagé avec de grands yeux ronds d’étonnement, il avait enchainé avec : « On dort dessus ». Louna avait haussé les sourcils, réellement surprise. En l’essayant, elle avait trouvé le matelas trop mou. Elle s’y était habituée à la longue, bien que les soirs de nostalgie, elle dormait sur la terrasse.

Une douleur lancinante la saisit. A la tête. Elle arrêta tout mouvement, comme déconnectée. La veille, elle avait suivi sa colocataire dans une « soirée ». Ses oreilles avaient crié de détresse et ses yeux lui avaient jouaient des tours à de nombreuses reprises. Mais elle était restée. Pour « s’intégrer ». Et parce que sa colocataire avait insisté. Elles s’étaient jointes à des garçons qui buvaient. Quand sa voisine s’était servie, Louna avait demandé « C’est quoi ? ». « De la vodka. Tu veux goûter ? ». L’ingénue avait acquiesçait, ravie de découvrir de nouvelles saveurs. C’est ainsi, confiante, qu’elle se laissa servir un verre entier, qu’elle but d’une traite sous le regard médusé des garçons. Elle faillit s’étouffer, voulu recracher, mais le liquide avait déjà brûlé sa gorge. Les effets avaient été quasiment immédiats. Elle s’était écroulée. Elle avait été ramenée par les pompiers et sous le regard désapprobateur du directeur qui criait déjà à la « sanction ». Mais Louna n’en savait rien. Elle avait dormi. Dans la nuit, elle s’était réveillée, en manque d’air frais. Ou peut-être avait-ce été un accès de somnambulisme ? Néanmoins, elle était sortie dormir sur le balcon. Et aucunes traces de Mariannah.

« Juwi, tu sais quelle heure il est ? ». « Il doit être la moitié de la journée passé ». Elle s’affola. Elle avait perdu toute notion du temps. Quel jour était-il ? Elle se précipita vers le calendrier suspendu au mur, au-dessus d’une commode. Sa colocataire prenait soin de barrer les jours de la semaine passés pour l’aider à s’y repérer. Sa… Samedi. Elle se demanda si elle avait cours le samedi, mais non. Un bonhomme souriant trônait fièrement à côté du mot, signifiant que ce jour était libre. Elle soupira de soulagement et remercia intérieurement Mariannah pour son aide. La porte s’ouvrit sur le loup dont il était question. Après avoir refermé la porte, elle s’excusa.

« Oh Louna ! Je suis tellement désolée pour hier soir… Je n’aurais pas dû t’emmener, je… ».

Elle voulut se jeter dans les bras de celle qu’elle considérait comme une copine, avant de s’arrêter, paralysée.

« Ah Louna ! Je te prendrai dans mes bras quand tu seras habillée ! », signifia-t-elle en fermant pudiquement les yeux, le front plissé.

Louna regarda son corps dénudé de haut en bas, avant d’hausser les épaules. Elle chercha l’uniforme dans l’armoire avant de marcher tranquillement vers la salle de bains. Elle ne comprenait vraiment pas cette « pudeur » répandue chez ses confrères. Avec ses parents au moins, elle n’avait pas besoin de s’encombrer de trop d’habits. Elle se changea en vitesse, et s’attacha les cheveux en une queue de cheval, coiffure qu’elle avait découverte grâce à sa colocataire, une des seules choses qu’elle appréciait de sa nouvelle vie. Mariannah considérait Louna presque comme une amie, bien qu’on eut du mal à parler avec elle. On ne pouvait pas se confier à elle, car elle ne savait pas quoi répondre à vos soucis d’enfant gâté, mais son innocence la rendait… Presque magique. Quant à Louna, elle avait encore du mal à comprendre le concept « d’amitié ». « Ce n’est pourtant pas difficile » lui avait un jour expliqué la blonde. « Quand on aime quelqu’un, qu’on est souvent avec cette personne et qu’on rigole bien avec elle, c’est notre amie ». « Mais j’aime tout le monde », avait répliqué la rousse, incrédule. Mariannah avait alors secoué la tête et s’était levée, concluant la conversation là.

Louna sortit. L’autre jeune fille s’avança vers elle pour la prendre dans ses bras, les larmes aux yeux. Elle n’avait pas mesuré l’impact de leur sortie sur l’ingénue, qui ne comprenait rien à la situation. Cette dernière se laissa faire sans esquisse le moindre geste, bras plaqués contre le corps. C’était assez ridicule d’ailleurs, comme situation. Soudain, Mariannah remarqua un léger détail…

« Louna, le T-Shirt, c’est dans l’autre sens » soupira-t-elle.

Elle l’aida à se déshabiller alors que l’empotée se laissa faire. On aurait dit une mère et son enfant. Sauf que la rousse avait dix-neuf ans. Une fois le haut retiré, il y eut un moment de flottement. La blonde regardait Louna avec désir, alors que celle-ci attendit patiemment. Au moins avait-elle mis son soutien-gorge correctement. Finalement, Mariannah secoua la tête avant de retourner le T-Shirt, de le passer par la tête de Louna et de l’aider à enfiler les manches. Elles se fixèrent quelques secondes dans les yeux, avant de rompre le contact visuel. Le corbeau se posa sur l’épaule de la rouquine. Louna prit en vitesse une veste et ses clés avant de sortir – elle avait appris à ses dépens et après de nombreuses reprises qu’elles lui étaient indispensables –, tandis que Mariannah s’assit sur le lit, enfouissant son visage dans ses mains.

Louna avait décidé d’affronter la ville. Ambition trop grande ? Sans doute. Après avoir passé le restant de la journée à flâner dans les quartiers bondés ou peu, elle voulut rentrer. Mise à part ses clés, elle n’avait rien emmené. Elle tenait juste à comprendre un peu les fréquentations et apprendre d’elle-même. Elle s’était assise sur les bancs et s’était mises à observer les passants. Mais maintenant, il était temps pour elle de rentrer. L’ennui étant qu’elle n’avait aucun sens de l’orientation. Elle était perdue, et quand elle eut réalisé ceci, elle avait voulu pleurer. Juwi lui avait indiqué un plan et la regardait perché du haut d’un immeuble. Il ne tenait pas à attirer l’attention sur elle, car se balader avec un corbeau sur l’épaule n’était pas vraiment des plus discrets. Cela faisait maintenant bien dix bonnes minutes qu’elle essayait de déchiffrer cette chose, quand une voix râpeuse la saluant la fit sursauter. Elle se retourna.

« Salut », répéta le garçon. « Tu veux aller où ? ».

Louna regarda le plan, puis le visage du jeune homme. Puis le plan. Et de nouveau le garçon. Elle cligna des yeux à quelques reprises, vraiment paumée.

« Euh, je… Je veux rentrer », répondit-elle, la voix tremblotante. « A l’académie… ».

Elle était terriblement… Inquiète. Comme un enfant qui perd ses parents dans un supermarché, ou pire, en ville. Une larme roula sur sa joue. Oui, un enfant. Ingénu. Marginal. Elle se sentait terriblement mal à l’aise. Où trouver sa place ? Comment prendre ses repères ? Elle se sentait totalement dépassée ; par le bruit, la foule, les magasins, le monde, les immeubles, les bars, etc. Elle gratifia le garçon d’un sourire triste. Elle attendait de lui qu’il la reconduise à l’académie, son seul repère.

« Euh… Tu peux, tu peux m’aider ? ».

Elle ne demanda pas « s’il te plaît ». Elle ne connaissait que très peu la politesse. Elle disait « merci » de temps en temps. Ou « bonjour ». Mais elle apprendrait, elle n’avait pas le choix, et les autres humains se faisaient une joie de lui répéter. Voyant qu’il n’esquissait pas de mouvements, elle soutint son regard, suppliante. Elle avait peur et elle pensait encore qu’il pouvait lui répondre « Non » et s’en aller comme si de rien n’était. Comme si les humains été capables de ça.
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Erwan McSteen
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MessageSujet: Re: Comme un oiseau de passage... [Louna Shayn]   Mar 26 Aoû - 16:09

Il la fixait tranquillement attendant sa réponse, convaincue qu'elle viendrait dans peu de temps. La jeune fille se retourna, toute déboussolée.

« Euh, je... Je veux rentrer », répondit-elle, la voix tremblotante. « À l'académie... ».

Elle esquissa un sourire triste. Perdue, et à son air, il devait être le premier à s'arrêter pour lui porter aide. Une larme glissa le long de sa joue. Il marqua une moue à la fois désolée et contrariée. Désolé par sa détresse, et contrarié de la voir pleurer.

« Euh... Tu peux, tu peux m'aider ? ».

Erwan ne répondit pas de suite. Tout près de son visage, elle levait ses yeux vers lui, suppliante. La vision d'un tel regard aussi désespéré lui aurait été intolérable. Mais il fut happé par leur couleur. Cerclé de bleu, de brun, de vert. Il ignorait qu'un œil puisse renfermer en lui trois couleurs différentes. Bien que lui-même eût un iris peu répandu, il fut saisi par leur l'éclat et la vivacité de leur couleur. Extraordinaire. Il n'y avait pas aucun doute, elle avait du sang de mutant dans les veines. Elle soutint son regard, le priant silencieusement de l'aider. Il hocha la tête d'un air entendu

« C'est comme –ci c'était fait. »


Oubliant le fait qu'il n'avait pas mis les pieds là-bas depuis plusieurs mois et qu'il n'y était probablement pas le bienvenu. Si un surveillant où un professeur le reconnaissait, il serait bon pour un savon, une leçon morale, et qu'on ne l'attache pas au pied d'une chaise pour l'obliger à rester tiendrait du miracle. Quoique, en vérité, il n'en savait rien. En ce moment, son ordre de priorité était de sourire bêtement à cette fille, il verrait pour ses problèmes d'assiduité plus tard.
Il s'apprêtait à tourner les talons pour la conduire à sa destination, lorsqu'un détail l'arrêta. Cette fille avait bien le nez sur ce plan depuis plusieurs minutes et les plis de son visage avaient traduit une intense réflexion, puis un abandon total. Il en déduit seul qu'elle n'était pas parvenue à le déchiffrer. Ce n'était pas sorcier pourtant.

« On ne t'a jamais appris à lire les plans ? »

Il désigna le plan sous vitre du menton. Il dévisagea la fille, pensif. Elle n'avait donc jamais eu à utiliser un plan ? Surprenant. Erwan prolongea l'examen, pour finir par rire. Elle était vraiment singulière ! Il s'approcha du plan, la forçant à s'écarter un peu. Il leva son bras et appuya son index sur un détail du plan, la petite bulle rouge « vous êtes ici ». Il nomma les différents rectangles les entourant, les lui désignant tout autour d'eux. Il lui indiqua que l'académie n'était pas indiquée sur le plan, mais qu'elle n'était pas très loin. Que s'ils voulaient, ils pourraient prendre le bus, mais il fallait payer, et c'était assez près pour marcher. Il finit par conclure, l'encourageant à surmonter de ce qu'elle devait considérer comme dure.

« C'est simple, c'est une vue d'où tu es, mais du dessus. Comme-ci t'étais un oiseau quoi. »

Il examina les traits de son interlocutrice pour voir si elle saisissait le principe. Au loin, une cloche retentit, lui rappelant qu'ils n'avaient pas toute la journée. Enfin, lui si, mais elle, surement que non. Il plissa encore des yeux, signe qu'il souriait, puis l'entraina vers la direction désirée.

A pied, l'académie était à trente minute, en marchant d'un bon pas. Il fallait dépasser la patinoire, une rue remplie de restaurant asiatique puis la gare. Il considéra avec amusement la nouvelle venue, elle était venue jusqu'ici, ce n'était pas de chance que le retour lui pose problème. A moins qu'elle soit venue accompagnée et que son guide soit parti. Après tout, cette ville n'était qu'une successions de bâtiment sans âme. Il sortit son paquet de tabac à rouler, une feuille, et un coinça un filtre entre ses lèvres. Puis il commença distraitement à verser la plante séchée sur la feuille.

[Je suis désolée, j'ai mis du temps, je tacherais d'être plus rapide à répondre la prochaine fois. C'est court, je ferai plus long la prochaine fois également. Au passage, j'aime bien ton post ;)]
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