Eternal Time ♪


 

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 La nuit nous appartient [Libre]

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Emily M. Mcdonald
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MessageSujet: La nuit nous appartient [Libre]   Lun 29 Juil - 2:03



every teardrop is a waterfall.




La vie était de plus en plus noir pour Emily, chaque jour qui passait sa douleur s'intensifiait, chaque espoir qu'elle avait détruit en un rien de temps. Sa vie était devenue un enfer, elle n'avait plus toute sa tête, elle buvait et se droguait au calmant. Elle était devenue l'ombre d'elle-même sans pouvoir se regarder dans un miroir par peur de voir un monstre dénuée de savoir et d'intelligence. Pourtant, son ewig Ponchiko le petit faon faisait tout et tentait tout pour la sauver de cette spirale infernale qui l'entraînait vers le fond du fond.

Cette nuit là d'ailleurs, il avait décidé de la faire sortir, non pas dans un bar tout poisseux avec des alcoolos et de gros pervers en manque de relation charnelle qui cherchent juste à coincer une fille facile avec qui ils n'auront aucun compte à donner. Cet endroit était assez particulier, car il n'y avait jamais personne, en même temps qui aurait voulu se baigner dans un lac en plein été et au clair de lune ? Excepter le petit ewig d'Emily.

Le lac était un endroit fabuleux et magique les nuits d'étés, il brillait à cause des éclats de lune qui s'y reflétaient. De plus les lucioles brillantes ressemblant à de jolies petites fées sortaient de leur cachette comme pour danser dans la nuit noir et illuminé ce lac.

Emily était dans sa chambre attendant le temps qui passe, elle n'avait pas bougé de toute la journée, elle restait allongé sur son lit laissant passer les secondes, les minutes, les heures et même les jours, les cours étaient devenus une banalité et même si ces derniers étaient finis rien ne changeait, elle ne bougeait pas. Les calmants qu'elle prenait peut-être ? En tout cas elle était complètement stone et endormis.

Ses seuls mouvements étaient pour bouger son popotin de l'école pour aller se bourrer à en crever chaque soir. Le pauvre Ponchiko lui subissait, rien absolument rien lui était égale, elle se foutait de tout, même de lui alors qu'il était celui qui la console, qui l'a soutiens, qui l'aide dans cette épreuve et pourtant elle ne faisait aucun effort.

Mais ce soir-là :

- Emily, ce soir tu vas venir avec moi que tu le veuilles ou non, je vais te montrer quelque chose que j'ai découverts durant la guerre quand je me suis retrouvé seul dans la forêt et tu ne rechignes pas tu m'écoutes pour une fois. Arrête de faire l'enfant tu es adultes Emily, certes c'est douloureux mais, tu n'y peux plus rien alors maintenant tu viens.

Le faon n'était pas aussi autoritaire avant mais, depuis l'état désastreux de la jeune fille, il prenait de l'assurance et lui parlait un peu plus férocement qu'avant. Elle savait d'ailleurs qu'il avait raison qu'elle devait se bouger les fesses et non pas pour une nouvelle fois se bourrer la gueule.

-Ponchiko, j'ai vraiment pas envie d'aller dans ta foutu forêt merdique, je m'en tape franchement, tu peux pas me laisser faire comme chaque soir non ? Faut que tu t'en mêles encore une fois. Rend moi service arrêtes de m'aider.

Elle était dure avec lui, elle avait pas de raison c'était comme cela, elle avait besoin de parler mal, de faire du mal aux autres et à elle-même, elle se sentait coupable de beaucoup de choses aussi mais, pourtant il n'y avait pas de quoi. Sa soeur était morte dans un incendie et son petit ami dans l'explosion d'un centre, en rien ce n'était sa faute, en rien mais, elle était bornée et têtue.

-Suis moi quand même sinon plus de sortis pour toi et tu sais que je tiendrai parole tu me connais donc si tu ne me suis pas je te dénoncerais pour tout ce que tu as pu faire.

- C'est une menace ?

- A toi de voir Emily.


Elle enfila son gilet et se dirigea vers la porte de sa chambre. Elle a tourné la poignée qui laissa passer la fine lumière du couloir des chambres de l'internat de l'école de magie. Elle adressa à son ewig :

- Bon tu viens ou tu attends le déluge ?

Le petit herbivore ne se fit pas prié et galopa vers la blonde, tout deux ont descendu les escaliers à petit pas pour ne pas réveiller les plus petits déjà couchés dans leurs dortoir. La porte d'entrée qui menait à l'extérieur était d'habitude gardée par un surveillant mais, là rien, pas un chat, pas un chien, rien, absolument rien. Une fois la porte ouverte la direction choisit fut celle des bois, car malgré son envie irrésistible d'alcool Emily devait suivre Ponchiko, sa menace avait fonctionné.

- Tu verras Emily ça va te plaire, c'est un endroit magnifique, surtout quand la lune est pleine comme maintenant. C'est un spectacle grandiose.

-Mouai enfin je me dis qu'au lieu d'être avec toi en direction de je ne sais quoi, je pourrais être au bar.

Le petit faon avait l'air exaspérer du comportement de la jeune femme, il n'en pouvait plus d'elle, c'était une vieille femme aigris avant l'âge requit. Enfin il ne désespérait pas non plus, il savait qu'un jour elle redeviendra la gentille petite Emily, douce et câline avec lui, qui aime s'amuser et jouer comme une gamine de six ans. Il attendait encore et encore.

La cime des arbres se dégagea laissant place au lac de la clairière, comme décris il était magnifiquement illuminé par la lune et les lucioles. La jeune blonde d'habitude pas vraiment émotive à ce genre de spectacle, se laissa attendrir. Pourquoi ? Probablement parce qu'elle était en état de faiblesse.


Elle regarda avec des yeux brillants l'eau, une envie la poussa à enlever ses vêtements et prendre un bain de nuit certes le maillot aurait été plus utile dans la situation mais, là elle avait besoin de noyer ses pensées dans cette grande marre.
Ponchiko n'aurait jamais pensé que cela ce passe comme ça, surtout qu'il y a encore quelque instant elle était énervé, ronchonne et agaçante. Mais il n'allait pas s'en plaindre.

La jeune fille plongea dans l'abysse sombre du lac et elle nagea et nagea, des images lui sont revenues comme la torture, la peur, l'angoisse et la mort. Derrière ce tableau sombre et réel se cachait les souvenirs les plus heureux de la demoiselle. Lui, elle, eux, l'amour, l'amitié, le soutiens, la vie tant de belle chose et de mauvaises choses.

Sa tête ressortie de l'eau, elle regarda la lune blanche qui surmontée toute la vallée, ses yeux bleus brillaient par l'éclat de la lune se reflétant dedans. Elle est ressortie de l'eau s'asseyant au bord, repensant à beaucoup de choses, vraiment beaucoup. Le faon s'approcha d'elle et :

- Ponchiko, j'ai été vraiment une garce avec toi non ? Je sais que tu dois m'en vouloir mais, comprend que rien ne sera comme avant. Tu ne peux m'empêcher de boire. Même si je sais que c'est mal. Et je te remercie pour le lac, c'est vrai que c'est beau, vraiment beau.

- Oui tu as été une vraie garce mais, nous sommes liés quoiqu'il arrive donc je te soutiendrais toujours même dans les mauvais choix. D'accord ?

La jeune fille ne pouvait répondre, un bruit dans les buissons attira son attention, quelqu'un s'y cachait ou allez en sortir. Elle n'avait en aucun cas peur, Ponchiko était là et son pouvoir aussi. Ils attendaient que cette personne sorte.





made by pandora.


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Iris Levy
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MessageSujet: Re: La nuit nous appartient [Libre]   Mar 13 Aoû - 19:48

 "Un, deux, trois, quatre, cinq et...bordel!"


Les chiffres s'affilaient dans un souffle mais le six ne franchissait jamais les lèvres d'Antigone.


"Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Et...non.
-C'est ta tête. Tu la ramènes pas assez vite, ça te déséquilibre." Nota Grace.
"Je sais...je sais bien." Soupira Antigone à l'attention du petit écureuil, plus agacée que découragée.


"Bon. On reprend."


Elle plaça ses pieds en quatrième position, ses bras en cinquième et se propulsa pour entamer une nouvelle pirouette. La tête haute, le dos droit, les jambes en dehors, les pointes tirées, elle se remit à compter.


"Un, deux, trois, quatre, cinq...wow!"


Elle vacilla sur sa pointe et tomba en avant.


"Il faut que tu t'arrêtes, t'es épuisée."
La réprimanda son ewig.
"Je m'arrêterai quand j'aurai réussi. C'est pas si compliqué que ça, j'arrive à en faire 5, pourquoi pas 6?
-On est là depuis 20h, et il est presque 23h passés. Tu crois pas qu'on pourrait rentrer? Tu reviendras demain. T'es mangé qu'une pomme de toute la soirée, tu vas t'écrouler de fatigue, et moi avec.
-Non. Je vais y arriver. J'ai juste besoin d'eau et de volonté. D'ailleurs, rapproche moi la bouteille."


 Celle-ci roula jusqu'aux pieds de la lycéenne qui but de larges gorgées, s'autorisante à fermer les yeux un instant. Son corps était endolori par l'effort, elle avait la désagréable impression que ses pieds saignaient dans ses chaussons, et elle était terriblement fatiguée. Mais elle ne pouvait pas se permettre de quitter la lac sans avoir atteint son objectif.
Ça l'avait prise subitement, alors qu'elle regardait une énième fois des vidéos du Lac des Cygnes. Comme chaque fois elle était frappée par la grâce du cygne blanc, par l'élégance du cygne noir. Et puis elle avait vue cette pirouette. Qui annihilait tout, qui était le soleil illuminant la scène. La précision du geste, la légèreté des mouvement, et l'aisance avec laquelle elle semblait se réceptionner l'avait laissée le souffle coupé.


"C'est ça que je veux. Grace c'est ça que je veux. Je veux faire ces 6 tours et que le monde soit à mes pieds."


Elle regarda la vidéo plusieurs fois. Tout contribuait à rendre ce pas magique: Le présence de la danseuse, son regard doux, déterminé, passionné, la manière dont elle se tenait, qui reflétait le personnage miroitant qui s'épanouissait au long du ballet. Et puis ce décor. Si pur, intact. Un grand lac, une lune pleine, toutes ces petites danseuses qui attendaient, le dos courbé, que leur étoile éclaire leur regard. Et elle tournait enfin, prenait son élan et emplissait les yeux du spectateur de sa prestance. 
Antigone avait jeté son sac de danse au niveau de la porte et avait lancé à son ewig:


"On y va..."


Et elle était partie, son sac de danse sur l'épaule, pour le lac.


"On pourrait pas faire ça au gymnase? S'était plainte Grace.
-C'est une ambiance différente. Il faut tous les éléments pour conserver l'exactitude du pas."


Répondit Antigone dont le regard émerveillé contrastait avec la voix un peu dédaigneuse qui se mua pour opter un ton empli d'admiration.


"Tu as vu Grace? Comme c'était magique, comme c'était parfait. Je veux ça, je veux que le clair de lune se reflète sur mon corps virevoltant et..."


Elle ne trouvait plus les mots.
Elles mirent un petit moment à atteindre la forêt, encore plus à se rendre au lac. Mais lorsqu' Antigone et Grace y arrivèrent, elles ne regrettèrent pas.


"C'est tellement beau...s'exclama l'écureuil.
-C'est exactement ce que je recherche." murmura Antigone, plus platonique mais tout aussi réjouie.


La petite plage bande qui s'étendait près du lac n'était pas assez grande pour permettre à Antigone de s'entraîner, aussi alla -t-elle poser son tapis de danse derrière les fourrées, d'où l'on avait néanmoins une vue superbe du lac au dessus des buissons.
Elle s'était mise à travailler d'arrache  pied, passant quasiment une demie heure à s'échauffer, une autre à s'entraîner à faire des tours plus simples et finalement, avait entamé sa quête de la pirouette parfaite en s'exerçant comme ceci depuis maintenant près de deux heures.


Elle reprit dans sa tête. 


*Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq et...presque.*


"C'est pourtant simple sur demie pointe. Peut être que le chausson accroche au tapis?"


Mais elle se stoppa.


*Non, non. Arrête de te chercher des excuses pour pallier à ton manque de concentration. On recommence.*


Elle se remit en position, fit un profond plié, l'œil fixé sur une branche au loin, concentrée, et son pied se leva, lui donnant l'impulsion.


"Un, deux, trois, quatre, cinq, si...
-PLOUF!
-T'y étais presque! S'exclama Grace, un peu plus et ça y était!"


Antigone était restée muette. Elle murmura:


"Je l'avais. Je l'aurais eu si..."


Puis elle se retourna, irritée.


"C'était quoi ça? J'étais à deux doigts d'y arriver, je l'aurais eu si ce truc m'avait pas déconcentré. Moi qui pensais être tranquille. Je sais pas qui c'est, mais il va m'entendre."


La lycéenne enleva ses pointes, jeta un rapide coup d'œil à ses pieds, qui effectivement saignaient et étaient couverts d'ampoules, et, vêtue uniquement d'un body noir et d'un long gilet noir et gris, s'avança entre les feuilles à la recherche de la personne qui avait empêchée sa réussite. 


Lorsqu'elle sortie du buisson, elle oublia pendant une seconde sa colère pour se perdre dans la contemplation du spectacle qui s'offrait à elle: Les rayons de lune qui dardaient l'eau, étincelante, le calme qui régnait cet endroit, les lueurs des lucioles qui s'éclairaient de ça de là. C'était beau, incontestablement.
Antigone se reprit: Ce n'était pas vraiment son genre de s'émerveiller devant un beau paysage ou toute autre symbole poétique, mais celui ci ne pouvait la laisser totalement indifférente.
La jeune fille tourna la tête et vit une silhouette: Là bas, de l'autre côté du lac se tenait assis une jeune femme blonde à côté d'un petit faon. C'était son ewig. L'"intruse" était donc une mutante. 
En plissant les yeux, Antigone vit qu'elle était belle. D'une beauté sûre, triste, fanée par le temps, par la fatigue, par la douleur. Elle était jeune mais elle semblait si épuisée qu'elle semblait avoir vécu mille vies.
La lycéenne eut un bref pincement au cœur en voyant les ravages causés sur le visage de sa consœur. 
En temps normal, et pour la personne qui lui avait gâchée sa pirouette, elle aurait eu une remarque acerbe du genre "Épargnez moi l'attaque de zombies". Mais pas là. La danse l'avait elle adoucie? Peut être. Ou peut être était-ce les grands yeux tristes de cette fille, ou la douceur du lieu. Elle n'était plus si sûre d'avoir envie de s'énerver contre elle. Néanmoins ses pas lui firent faire le tour de l'étendue d'eau, et, arrivant à sa hauteur, Antigone lança un froid mais pas méprisant:


"Bonjour. Qui êtes vous?"
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Emily M. Mcdonald
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MessageSujet: Re: La nuit nous appartient [Libre]   Mar 27 Aoû - 13:21


La nuit sombre empêchait Emily de bien voir qui se dirigeait vers elle, une silhouette fine, une femme peut être ou autre chose, elle ne savait pas vraiment quoi penser, alors que Ponchiko d'habitude très courageux était complètement paniqué en lui besant à travers ses pensées

*C'est peut-être un meurtrier, on va se faire réduire en saucisse, on va mourir, je veux pas mourir, je suis trop jeune pour mourir, en plus j'ai pas encore découvert tout ce que je désirais découvrir, Emily sauve nous*


*Mais tu es complètement barge Ponchiko, que t'arrive-t-il ? Tu es malade ? C'est peut-être un ou une mutante ou même un civil de la ville. Il ne va rien se passer calme toi un peu, en plus c'est toi là qui est en train de me faire peur. *
Emily sort complètement de l'eau du lac, remettant son tee-shirt malgré l'humidification de son corps. Le petit faon reprit de plus belle avec des paroles plus inquiétantes :


*Je te rappelle que les mutants n'ont pas vraiment la cote avec les humains en ce moment et je ne pense pas que cela va changer aujourd'hui, la prochaine fois on va les voir arriver avec des fourches et des torches en criant « à mort, à mort », nous prenant et nous mettant sur le bûcher comme les sorcières autrefois *
Emily était dubitative et assez surprise par les pensées moyenâgeuses de son Ewig

*Mais arrête, on est pas au temps des cavernes, nous ne sommes pas des sorcières et tu paniques pour rien comme d'habitude. Maintenant tu te calmes immédiatement sinon je te noie d'accord ? *



*Oui madame *


Ponchiko se planqua derrière la jeune blonde et se tue pour un temps comme à son habitude quand elle le remettait à sa place. L'ombre se dessinait de plus en plus en silhouette féminine, malheureusement l'obscurité de la nuit empêchait Emily de mettre un visage sur cette dernière, elle attendait sans parler, sans un mot.

Une petite voix douce émie un son :

« Bonjour, qui êtes-vous ? »

Une jeune fille apparu en compagnie d'un ewig, c'était donc une mutante, une jolie mutante, elle avait des cheveux bruns et des yeux noirs. Elle aussi avait dû faire le mûr enfin si on peut appeler ça comme ça, parce que vraiment personne ne les empêchait de sortir. Emily se racla la gorge et répondis d'une voix assez calme et sereine, même après la crise de panique de Ponchiko.

-Euh Bonsoir, je suis Emily et vous qui êtes-vous ? Et que faites-vous à cette heure tardive dans les bois ?
Elle avait une voix qui ne trépassait pas, elle ne montra pas vraiment d'émotion même si elle était soulagée que ce ne soit pas un tueur en série qui aurait fait d'elle sa prochaine victime. Elle regardait la jeune femme sans montrer son angoisse passante.



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Iris Levy
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MessageSujet: Re: La nuit nous appartient [Libre]   Mer 4 Sep - 15:03

Antigone attendit sa réponse en détaillant le visage trempé de la jeune fille qui se tenait en face d'elle. Au fond, elle aussi l'avait dérangée. Mais d'un autre côté la lycéenne n'arrivait pas à s'ôter de l'esprit qu'elle était à deux doigts de...

"Euh Bonsoir, je suis Emily et vous qui êtes-vous ? Et que faites-vous à cette heure tardive dans les bois ? "

Elle lui avait répondu sur le même ton, sans trahir la moindre émotion. Mais la lycéenne se doutait qu'elle l'avait inquiétée. Au fond, si un inconnu s'était dirigé vers elle au beau milieu de la nuit au cœur d'une forêt perdue.

*Quelle idée aussi de venir t'entraîner près d'un lac au beau milieu de la nuit...
-Mets la en veilleuse Grace.*

Antigone pencha la tête, et d'un voix plus douce, entreprit de répondre à ces questions:

"Je m'appelle Antigone. Et je...je m'entraîner à...à danser. Ce n'est pas très important. Enfin si. Je vous ai entendu plonger, je crois que c'est ça qui m'a distraite."

Mais elle n'avait pas le courage de la blâmer. Logiquement ce n'était pas de sa faute. Dans l'esprit d'Antigone il s'agissait juste d'un geste profondément altruiste de ne pas s'énerver contre elle.

La jeune fille commençait à avoir froid, pieds nus et jambes dans l'herbe mouillé et l'air du soir. Elle resserra les pans de son gilet autour de sa taille. Ses pieds la faisaient souffrir, et elle décida de s'asseoir.

Ainsi en tailleurs, elle continuait à reluquer en silence son interlocutrice, sans aucune gêne. Elle était belle. Mais cette beauté était empreinte d'une telle souffrance, d'une telle lassitude de vivre, qu'elle semblait comme sous un nuage, attendant d'être révélée par l'éclat du soleil. Mais celui-ci ne semblait pas assez fort pour la faire resplendir. Ce visage lui était vaguement familier.

Autour d'elle, la forêt les enveloppait de son silence. Comme pour les protéger de ses bras humides de la rosée des malheurs du monde, comme si elle voulait faire briller dans un écrin les étoiles un peu plus fort pour deux âmes égarées.
Mais Antigone n'était pas une âme égarée, se refuserait toujours de se considérer comme tel. Elle ne croyait pas au destin, elle ne croyait pas à la force de l'Univers ni à la chance. Elle croyait à la valeur du travail, seule maîtresse de son destin, qui a obligation d'être forte en chaque occasion pour lui ouvrir le chemin le plus plaisant possible. Et elle savait qu'il ne lui était pas permis de tomber. Combien de temps tiendrait-elle avant de craquer?  La jeune fille se persuader que cela n'arriverait jamais.

Finalement, elle ne put retenir sa curiosité:

"Vous...vous allez bien?" demanda -t-elle en fronçant les sourcils, dans un murmure.

En voyant l'ewig qui se tenait à côté de l'inconnue, Antigone se dit qu'elle aussi était une mutante. Et elle voyait encore ce visage mourir au détour d'un couloir.
Pour pallier à sa question indiscrète, la jeune fille secoua la tête comme pour se reprendre et demanda plus naturellement, se fendant d'un léger sourire:

"Vous êtes à Eternal Time, non?"
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