Eternal Time ♪


 

Partagez | 
 

 Deux bourrés à un bar équivaut à la Congolexicomatisation

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar
John Curzick
MEMBRE
Let me tell you who I am !

• Inscription : 24/06/2013
• Messages : 146

Carte d'Identité
Plus sur toi:
MessageSujet: Deux bourrés à un bar équivaut à la Congolexicomatisation   Dim 14 Juil - 20:20




C'était en fin d'après-midi, les horloges omniprésentes annoncèrent dans une totale harmonie fracassante, l'heure de l'apéro. Si nous étions samedi et que d'habituel ouvert à cette heure-ci, l'horlogerie était malgré tout fermé. C'était l'un des seuls jours de l'année ou John se permettait de clore sa boutique. Pour dire, aujourd'hui était un jour singulier pour le vieux croûton, c'était l'anniversaire de rencontre avec son ex-femme. Si lui, il l'aimait toujours, elle, elle devait avoir refait sa vie depuis bien longtemps. L'horloger se souvenait encore de son rire cristallin au petit matin et de ses cheveux aux reflets roux qui s'illuminaient au lever de jour. C'est fou comme il avait toujours aimé cette femme, mais elle avait disparu, tel un mirage s'évaporant au gré du vent.

A l'époque, c'était le jour qu'il bénissait, mais désormais, ce n'était plus qu'un poignard encré dans le cœur. John avait le cafard à chaque fois que venait ce jour et ces innombrables autres jours qui avaient été un moment clé dans son tourbillon de bonheur passé. Ces moments-là, il avait coutume de fermer la boutique et de laisser les souvenirs le hanter, préférant ce rappelé des jours heureux plutôt que faire des bêtises en tentant de réparer la montre d'un client.

Orswin, quant à lui, ne ressentait pas la nostalgie de cette femme. En réalité, il s'en passait même très bien. Néanmoins, il n'aimait pas voir son compère dans cet état, tout ce qu'il regrettait du temps de Liz, c'était la joie qu'éprouvait son camarade quand il la voyait. Lui, dès qu'il voyait cette fille, la bagarre n'était pas loin. Pas avec elle, il serait déjà enfermé dans une boite. Non, le danger c'était plus l'Ewig de cette fille, cette chatte qui voulait le manger à tout bout de chant. Qu'elle était agaçante celle-là. Mais heureusement, depuis qu'elles étaient parties, sa vie était revenue ce qu'elle était, à un détail près. John. Celui-ci c'était morfondu pendant plusieurs années avant de reprendre une vie normale, mais le temps s'arrêtait tout de même quelque jour de l'année. Comme les jours d'anniversaire, dont aujourd'hui. La souris n'arrivait à rien pendant ces périodes noires, elle ne réussissait pas à le faire sortir de ce fauteuil qu'il avait chauffé toute la journée et qu'il chauffera toute la soirée. Mais ce soir, ce sera différent.

Cela faisait plusieurs minutes que les horloges avaient retentis et à la grande surprise du rongeur, l'ancêtre répondis à l'appel.

"Bon j'ai soif moi, on va boire un verre Orswin ?"

La boule blanche ne se fit pas prier et suivi son vieux bougre. Celui-ci c'était levé de son siège et récupéra sa bonne veste noire dont une souris s'était empressée de dompter. Le duo sortirent du vieux taudis en direction du bar. Une fois arrivée à destination, ils pouvaient constater le peu de monde dans l'établissement. Pour dire, il n'était que dix-sept heures et les jeunes affublaient dans les environs de dix-neuf heures. Il avait encore de la marge avant la grosse boum. Le divorcé remarqua que le barman n'était pas celui d'habitude mais un remplaçant. Il était petit aux yeux marron et aux cheveux bruns comparé à l'autre qui était plus grand et qui avait les yeux bleus.

John s'installa à sa place habituelle, près du comptoir et précisa sa commande. Il préférait Matt, avec lui, à peine arrivé que ton verre était prêt. Mais bon, il était venu pour boire, pas pour critiquer le service. Une fois qu'il fut servi, il lança haut et fort "Oh femme !", puis il but cul sec son verre pour ensuite, en recommander encore et encore. Au bout d'une heure, l'horloge fraichement réparé du bar, afficha dix-huit heures. Ce fut à ce moment-là que le vieux remarqua l'homme, pas loin de lui, mais il ne fit pas plus attention que ça. Et malgré les avertissements de son Ewig et du taux d'alcoolémie dans son sang, l'horloger commanda quand même un nouveau verre.

"Whisky !"

Soudain, il s'interrompit et fit mine de réfléchir. Et puis, d'un ton sérieux il reprit :

« Les oignons c'est triste, ils vous font pleurer comme des madeleines alors que vous demandez qu'à ôter leur fourrure...les oignons, c'est comme les femmes, sans pitié. »

fiche par holliday, sur bazzart ou artsoul.
Revenir en haut Aller en bas
 

Deux bourrés à un bar équivaut à la Congolexicomatisation

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» La solitude c'est mieux à deux ( pv Tom )
» Deux âmes perdues sur les falaises. [Nagate SEUL]
» Duel entre deux âmes soeurs. [PV Luke Kayan]
» Deux humoristes virés du poste
» SUJET TERMINE - La suite de la soirée~Juste nous deux! [Alec]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Eternal Time ♪ :: ~ FOREST HILL :: •• Dans la Ville :: •• Bar-