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 Chapitre I - Merveilles de printemps

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Aren Apple
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MessageSujet: Chapitre I - Merveilles de printemps   Jeu 13 Juin - 1:05

C’était un jour de printemps, un hiver devenu chrysalide qui s’éveillerait bientôt en un été resplendissant, se parant de sa robe affriolante aux arcs-en-ciel seinant le tout, mouchetée de quelques taches bleues. Les rosiers grimpants commençant à fleurir sur les maisons, cherchant le brin de lumière, celui qui les caressera de sa chaleur. Les hortensias s’épanouissant de nouveau sous une météo clémente, séduisant le regard du passant, se pavoisant de sa beauté à la recherche d’un butineur. La nature sortant d’un pas décidé de sa torpeur, du pied à la cime des arbres, les feuilles se colorant de vifs vêtements.
Dans le ciel, une étoile se déplaçait, avaleuse d’ombre, elle n’en laissait passer une miette, trop gourmande ; sa lumière ravageant les ténèbres de son appétit gargantuesque. Rien ne lui résistait. Encore moins le froid hivernal et printanier étant supplanté par cette nouvelle chaleur estivale en avance sur son temps.
Le fourmillement des habitants s’accroissait au fil des heures, se baignant dans l’air chaud les enveloppant. Déjà, on pouvait apercevoir les habits plus courts, laissant peu à peu tomber les pantalons et les vestes. D’un individu à l’autre, le comportement se révélait différent, mais la généralité semblait s’installer en faveur des futurs vacanciers désireux de rejoindre les plages lointaines, adoptant les lunettes aux verres noirs avec trop d’arrogance.
L’été, la chaleur ont toujours été un vecteur de la joie de vivre, l’antonyme de la tristesse hiémale. Sur chaque visage, le sourire se faisait plus naturel, les discussions plus animées, l’amitié, l’amour retrouvant une vigueur oubliée au milieu des mornes mois. Cà et là dans la ville, les éclats de rires se répondaient en écho, les plaisanteries fusaient. Cette ambiance s’était centrée autour du même objet de désir : ce soleil flamboyant, qui illuminait le monde telle une divinité.
Les aiguilles tournaient, un cycle interminable rythmant la vie de tout être. Même dormant, le poids du temps l’accablait et tôt ou tard, il serait obligé de rendre des comptes à sa Vieille Amie. Celle-ci donnait un peu de répit à ses futurs enfants, les laissant vagabonder dans une liberté factice. Lui, profitait de sa liberté factice comme il le pouvait. Il était entouré de ce qui lui paraissait le mieux pour lui, pour son moral et sa santé. Les journées étaient monotones, il répétait inlassablement les mêmes actions, la variante provenait de ses émotions fluctuantes au fil des jours. Il ne se représentait pas la chance qu’il eût, vivant au jour le jour de ses sentiments et ses envies.
 
C’était un jour de printemps baignant dans l’ordinaire, les élèves maugréaient à l’idée de s’asseoir sur une chaise durant des heures entières, ils foulaient les couloirs dans une même cadence à peine dissimulée. À quelques endroits, on pouvait encore apercevoir d’anciennes traces de l’assaut, des endroits non rénovés rappelant à chacun les horreurs passés. Martine n’avait point disparu, fidèle à son poste, la machine à café des surveillants n’avait toujours eu le luxe de se faire réparer obligeant les plus courageux à piocher dans celle des professeurs, les murs du couloir des surveillants toujours entaillés des griffes d’une panthère rugissante au clair de lune. Au final, rien n’avait changé, sauf une autorité plus importante de la part du proviseur, de douloureux traumatismes chez quelques élèves, mais en aucunement, de réels changements majeurs n’avaient eu lieu. Une fourmilière écrasée se reconstruirait, mais se baserait sur le même modèle, ne changeant que peu sa tactique. Les cliquetis des mandibules, les phéromones ne seraient changés de ce désastre, les individus auraient tôt fait de se débarrasser de ce souvenir. Tous ces résidents, leurs souvenirs altérés par une conscience obscure s’entêtaient à continuer cette vie vétuste.
 
Dans le ciel se déplaçait une ombre, un carnivore, un rapace, un prédateur suivent les courants d’air chauds, planant au-dessus de sa prochaine. Le coude à la fenêtre, les yeux rivés sur cet animal de mort, jouant avec un crayon, il pensait à la suite de la journée. Une décision devait être prise avant que l’aiguille ne fasse sont trois quart de tour, sinon bonjour la couette.
Ses yeux marrons se dirigeaient vers la ville, lointaine, ses pensées se dirigeant à cet instant vers une unique personne personne.  L’idée de lui faire une surprise lui était venue voilà quelques semaines, sur un coup de tête. Mais il fallait encore « peaufiner » cela, ne pas le dire à la première seconde, attendre le moment propice de s’être future découverte qui lui montrerait toute la diversité qui comblerait son imagination. Elle pourrait chantonner en regardant ses fleurs, s’épanouir de ces nouvelles visions invisibles et uniques, de nouvelles couleurs qu’elle n’aurait qu’à ajouter à sa palette. Cet être florilège en fonction de son humeur n’aurait qu’à se servir et se parer des couleurs les plus chatoyantes.
Il s’imaginait tant de choses, chaque possibilité s’envolait comme des papillons colorés et se reposaient sur une branche rendant le monde monochrome. Il devait trier parmi la ressemblance qui se posait à lui. La même teinte grisâtre était peinte sur les choix, aucune chance de différencier les unes des autres, la bonne, la parfaite. Il idéalisait ce moment, elle paraissait si fragile qu’il n’aurait voulu la blesser en tentant ce à quoi elle n’était soit pas préparée, soit trop peu intéressée.
 

Dans sa réflexion, il ne vit pas le faucon plongé aux milieux des arbres à une vitesse vertigineuse attrapa sa proie de ses serres acérées, déjà fin prêt à déchiqueter le ventre de la bête avec son bec pointu. James réfléchissait, les yeux perdus dans les rares nuages résistants aux à la lumière, d’un air plus que sérieux, ce qui lui arrivait rarement.

Maintenant, il devait y aller. Se ramener au magasin innocemment, voir si cette femme travaillait encore, si n’avait pris sa journée pour dormir. Il rentrerait sûrement dans l’ordre des plantes, des fleurs et du pollen : il ne fallait pas être allergique.
C’est ainsi qu’il dirigea, sortant de l’Académie, à la boutique renfermant tous ces mystères incompris de la botanique. Il vit le banc d’où son « beau canard ! » s’était envolé de ses mains, planant jusque dans l’antre inconnu de la bête. Il posa une main sur la vitre pour faire de l’ombre et ainsi mieux voir l’intérieur qui lui paraissait aussi déserte qu’un ferry coulant sous les tropiques de Chine.
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Erwan McSteen
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MessageSujet: Re: Chapitre I - Merveilles de printemps   Jeu 4 Juil - 19:05

J.ulie jeta un coup d'œil à l'horloge au-dessus de sa tête. Toujours aussi frèle, mince et douce, son air enfantin rappelait une jeune écolière guettant la fin des classes. L'agréable capharnaüm de douceur et de parfum était resté le même, tant par les fleurs que par la femme qui en tenait l'échoppe. Ses petites lèvres roses tendues sur son visage de poupée, arrosant du bout de son bras une fleur non loin, un simple tablier à carreaux rouge autour de la taille. La rouquine jeta un dernier regard triste à l'horloge, pour une rare fois l'envie de sortir de sa boutique la prenait. Et pas pour n'importe quelle occasion ! En vérité, depuis la veille une drôle d'intuition affolait sa petite caboche déjà brouillée. Elle savait qu'elle allait recevoir de la visite. Et pas de n'importe qui !


D.ernier regard désespéré aux aiguilles, agacée elle lâcha un juron dans sa langue maternelle avant de se mettre à naviguer entre les étalages. Aujourd'hui pas de travail ! Elle enleva son tablier qu'elle jeta au porte-manteau de la réserve sans la moindre délicatesse -contrairement à d'habitude-avant d'attraper ces autres affaires. Un court manteau brun, jupe, collant de laine violet, et ces kickers marron. La voilà parée à son habitude, un ovni qu'on regarde de loin l'air ahuri dans la rue. Elle jeta un regard à Barnabé, attendant une réponse. Ce ne fut d'abord que le silence que venait brouillait le battement d'aile frénétique et bruyant du scarabée. « T'es trop bizarre Julie... » lui dit-il d'une voix désespéré. Elle fit une moue contrarié, mais lui tourna le dos, s'en allant dignement sans répondre à la bestiole stupide qui ne comprenant rien à rien. « Le prends pas mal, mais c'est vrai et tu le sais, mais personne ne te demande de changer et..» Elle claqua la porte de la boutique au nez du vilain insecte resté tout quoi, et dû en soupirant passer par les aérations comme à son habitude lorsque l'autre folle de coquelicot était contrarié.

E.nfin dehors les deux crapules à moustaches vinrent se frotter contre ses jambes en ronronnant. Attendrie elle s’accroupit auprès des deux goinfres jusqu'à ce qu'elle s'affole pour deux raisons étant que ça allait mettre plein de poils sur ses bas, et deuxièmement il ne fallait pas qu'elle se laisse distraire ! Elle avait rendez-vous ! Enfin l'autre convié ne le savait surement pas encore mais c'était noté dans son agenda déjà depuis deux jours. Elle ferma à clé la porte, retourna le petit panneau "Ouvert", et pour finir, se rendit dans une petite ruelle collée à son magasin et ferma à clé la porte arrière.

A.lors qu'elle revenait vers la rue principale, elle s’aperçut que quelqu'un était devant la vitrine. Elle s'arrêta et observa ce qui était à sa portée.

E
.lle le regarda avec son air de lutin, oui il était venu ! Elle resta un peu adulte pour une fois, et ne se mit pas à gigoter dans tous les sens comme une gamine. Non non, elle s'était rapproché furtivement, prenant garde à ne pas paraître dans la vitrine opaque du magasin -de toutes façons, nez contre la vitre il n'aurait rien pu distinguer de ce qu'il se passait au dehors- jusqu'à qu'elle se trouve juste derrière lui. Barnabé remarqua l'absence du piaf crétin, qu'elle ne releva pas, observant avec attention la nuque du grand brun. La poitrine gonflée de joie, la vue de ce nigaud se penchant disgracieusement à sa vitrine dans l'espoir de l'apercevoir la faisait flotter sur un petit nuage ! Il était de dos, ses yeux verts pétillaient de malice à voir les courbes sa sa vestes, la silhouette de ces chaussures crocodiles aux bouts rectangles, son jean mal repassé plein de plis fait aux fers par erreur et maladresse. Sans prévenir, trop de joie contenue dans un petit corps, elle se jeta à son coup par derrière en criant un "Heeeeeeeeey !" joyeux et entrainant.
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MessageSujet: Re: Chapitre I - Merveilles de printemps   Lun 15 Juil - 21:24






Chapitre I – Merveilles de printemps
Julie & James

Qu’espérait donc-t-il ainsi, à regarder une vitrine teintant la transparence d’un voile sombre, ne laissant filtrer que les images de quelques fleurs qui auraient tout aussi bien pu paraître bleu marines ou arborées un rouge de coquelicot ? Ses yeux grattaient le verre avec insistance, cherchant désespérément une silhouette dans le fatras de plantes, la silhouette, celle qui chavirait le cœur, un on-ne-savait-quoi qui plaisait à l’œil. Mais rien ne venait troubler ce calme apparent, seuls les deux chats de la boutique qui s’éloignaient. Encore aurait-il cru apercevoir la chose qui était liée à l’âme de son amie, mais remarquer un vulgaire scarabée là-dedans revenait à chercher une aiguille dans une botte de foin bien rangée sous d’autres bottes de foin.


Sa situation le désespérait : tant de patience, de préparations, de doutes ; on aurait dû lui lancer une enclume sur le crâne pour que cet homme réalisât son échec cuisant. La prochaine fois, il préviendrait et tout le monde serait content, les bras en l’air, banane et cocktail en prime. Sa foi vacillait et menaçait de s’éteindre à chaque instant, trop abattue pour poursuivre son rêve. Un unique brin d’oxygène aurait ravivé cette flamme lui donnant tant d’énergie – et d’absurdités. Viens à moi, douce déesse florale, de ton parfum céleste laisse-nous un dernier souvenir. Eh non ! sacripant !

Il s’apprêtait à se redresser, laissant ses empreintes bien visibles sur la vitre et quelques postillons de vulgarités, mais il sentit une présence, comme si quelqu’un l’épiait sans discontinuer. Il détestait ce genre de situation : chercher le mécréant ou s’en aller. Mais il dut, tout simplement, abandonner ces deux possibilités comme il l’aurait fait en devant choisir entre soigner son faucon ou faire le zouave pour finalement manger une pomme. Puis, bon.

Sa pomme vint se jeter au cou de James, s’époumonant d’un cri joyeux comme un petit enfant trouvant sa sucette perdue. C’est une petite enfant tombée d’un pommier et je suis une sucette collée à une vitrine depuis deux ans. Dire qu’auparavant, j’avais un destin. Il fut tout d’abord surpris, sentant son palpitant freiner urgemment et sa vision se troubler avant de reconnaître la voix et le parfum qui se dégageait de sa pomme. Elle venait de tomber de son arbre natal, tellement intéressée par l’idée d’effrayer le pauvre homme qu’elle avait fait un saut en parachute, sachant que le parachute était lui. Quelle situation plaisante, il aimait cette sensation : une sorte de vide dans son corps, l’impression de flotter au-dessus des nuages, les secondes se comptant en heures. Naturellement, non. Une bourrasque le gifla et il reprit ses esprits, demandant inconsciemment à son muscle de vie de repartir au galop. Soixante-dix par minute, courage !

Sentant un dernier soupire dans son cou, il ne put, au grand dam d’un malheureux badaud,  ne pas se retourner et lancer à son tour un grand : « Hey ! Mais qui voilà ? », ce qui lui valut un lointain mais audible : « bande de gueulards dégénérés ! » Ne se sentant plus – tel était l’effet d’une sucette perdue retrouvant son maître-pomme –, il étreignit Julie avec son plus beau sourire, même si elle ne pouvait le voir ainsi. Content, il lâcha un soupir, s’émerveillant encore des situations embarrassantes dans lesquelles il avait le don de se fourrer.

Il se décida enfin à la lâcher – imaginez l’état de l’enfant quand il pose sa sucette – histoire de la faire respirer un peu. Il la retrouvait encore vêtue de manière si… atypique, un ensemble sans extravagance. Certains de la ville auraient lancé « une originale », sans fondement, James les aurait lancés aux ordures en dressant son majeur d’une haine féroce chantant du Chimène Badi : « la haiiiiine, la haiiiiiine, la haiiiiiiiine » ! Qui pouvait se permettre de la classer de cette façon ?

S Le voici les yeux ronds, se sentant trop surpris et stupide pour sortir quoi que ce fût. D’une maladresse à peine cachée, il se lança, se jeta sous les roues d’un camion-benne :

« Je te cherchais partout à travers la vitre ! Avoue que tu m’as vu et que t’as pu t’empêcher de me faire peur ! »

Le camion-benne avait réalisé une embardée qui l’avait conduit dans le fossé. Sauf que les camions-benne étaient possédés et qu’ils volaient avec des ailes invisibles. James fixait son amie, heureux d’enfin la voir devant lui. Il n’avait point vraiment l’occasion de se rencontrer tous les jours, une désolation qui se rajoutait en panier. Il appréciait cette chevelure rousse, pas de la même façon que de celle de Hayley. Parfois, il se surprenait l’envie de vouloir passer sa main en mode obsédé, expliquait le faucon, dedans. Au fond, ses pensées en revenaient toujours à elle par un enchevêtrement inextricable de réflexions désordonnées. Lors de ces moments de lucidité, il passait de longs moments à expliquer à son ewig la situation, sûr de peu de choses.

« J’espère que ça va, toi, parce que j’ai une petite surprise qui, j’espère, n’assombrira pas trop ta journée ! » s’exclama-t-il en pointant le doigt vers l’Académie bien cachée par les bâtiments et la distance.

Pour une fois, il essayait de se rendre compréhensible dans ses propos, mais il n’était rendu qu’à la période d’alpha test dans ce domaine.

Il posa une main sur l’épaule de Julie, libérant le fougueux mâle intrépide de sa cage, et lança des regards en direction de sa moto garée plus loin en haussant à plusieurs reprises ses sourcils, geste signifiant : « Viens, viens ! Sucette va emmener Maître-Pomme à la confiserie ! ».

© Fiche de Hollow Bastion sur Bazzart


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Chapitre I - Merveilles de printemps

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