Eternal Time ♪


 

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 This night is our night ♪

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Eve Gryen
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MessageSujet: This night is our night ♪   Dim 24 Mar - 12:31

This night is our night ~


Because I used to think : is better to forget...

    Des rires, des cris, de la fatigue, de la joie, de l'ivresse, des pleurs, de l'envie et un besoin effrayant d'exister...
    Tout était confus et à la fois très réel et ça me donnait mal au crâne. À bien y réfléchir, ça c'était peut être à cause de l'alcool et là, la tête dans la cuvette j'étais sure d'une seule et unique chose : j'avais déconné la nuit dernière. Tant bien que mal, je ramenais ma chevelure blonde en arrière évitant soigneusement de la dégueulasser plus que nécessaire. J'ignorais chez qui j'avais atterri mais cette personne regretterait de m'avoir ramener après avoir vu l'état des WC...

    Il y avait de ça quelques minutes je m'étais réveiller dans un lit inconnu et contre un garçon que je connaissais encore moins que le lit. Ou peut être pas, je n'avais pas trop regarder à quoi il ressemblait, plutôt presser de rejoindre mes nouvelles meilleures amies : les toilettes ! Je ne comptais pas les quitter avant d'avoir purger mon corps de cette connerie d'alcool.

    Je relevais la tête, essuyant ma bouche d'un revers de la main. J'étais trop fatiguée pour me plaindre de quoi que ce soit, même de ma gueule de bois. Je n'avais plus envie de recracher mes tripes, si bien que je tirais la chasse sans pour autant me relever. J'essayais désespérément de me souvenir de la nuit passée mais rien ne me revenait à part cette migraine entêtante... Qu'est-ce qui avait pu me mettre dans un tel état ? Et ou est-ce que j'étais ?

    Je remarquais alors que je ne portais pas mes vêtements... J'étais habillée mais ce n'était pas à moi... Merde. Qu'avais-je fait ? Je respirais lentement pour me calmer. Ça ne servait à rien de céder à la panique maintenant. J'avisais la salle de bain et j'en profitais pour prendre une douche plus que revigorante : je revivais sous l'eau chaude qui dévalait ma peau et qui entrainait toutes les impuretés avec elle.

    Une fois propre, je m'enroulais dans une serviette et retournais dans la chambre. Les volets n'étaient pas fermés et les rayons du soleil pénétrait la pièce, l'éclairant plus que correctement. J'ignorais comment l'autre faisait pour continuer à dormir... Peut être était-il trop assommé en fait...

    Bref, je n'avais pas dans l'idée de rester en serviette toute la journée et l'armoire qui meublait la chambre m'appelait genre « Viens, habille toi ! ». En y réfléchissant bien, c'était certainement l'alcool qui me jouait deux trois tours. Malgré mes régurgitations, je n'avais pas tout éliminé... Je soupirais en ouvrant les portes du placard. Tout était propre et net : appartement de fille. Surtout au vue des habits. J'attrapais un haut et un jeans au hasard. Oui, oui, je me suis servie comme si j'étais chez moi, pourquoi me priver ?

    Une fois habillée je fis le tour du propriétaire, c'était propre, assez classe mais pas très personnel. Dans l'entrée, sur le meuble il n'y avait que quelques cadres qui traduisaient une éventuelle vie de famille : une femme et un homme l'un contre l'autre souriant à l'objectif. J'en déduisis que cet appartement n'était pas celui de l'autre dormeur : il n'apparaissait dans aucun des cadres :

    « Ou ais-je atterris ? Marmonnais-je, ça craint. »

    Ma lionne n'était pas là et il était hors de question que je la contacte par la pensée, j'avais trop mal au crâne... J'aurais pu tout aussi bien partir maintenant, mais une curiosité étrange m'habitait : qu'avais-je fait hier soir ? Et puis je n'étais pas sure de réussir à retourné à l'académie vu mon état...

    Mon ventre grogna et je l'écoutais en allant dans la cuisine, je fouillais dans les placards et dénichais un paquet de gâteaux ainsi que de l'aspirine : alléluia !

    Après avoir ingéré le médicament, je retournais dans la chambre, je m'assis sur le lit, prenant le mur comme un dossier et je grignotais tranquillement les gâteaux : des palmitos. J'étais plongé dans mes pensées quand le garçon à côté de moi commença à s'éveiller, lorsqu'il ouvrit les yeux je lui tendis le paquet :

    « T'en veux ? »

    Ouais, je savais pas trop par quoi commencer... Et puis il n'avait pas besoin que je l'assaille de questions ! J'étais presque sure qu'il n'arriverait pas à y répondre...

    Lorsque je m'étais adressé à lui, je ne l'avais même pas regarder à vrai dire, je continuais à fixer un point invisible en face de moi. J'essayais vraiment de me rappeler ce qu'il s'était passé mais rien ne me venait... Vraiment rien.
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MessageSujet: Re: This night is our night ♪   Lun 1 Avr - 2:09

Quelques lumières disparates aux fortes allures de projecteurs brûlants. Des clignotements incessants rappelant une boule à facettes – dans un euphémisme à peine dissimulé. De la couleur à n’en plus finir offrant à l’œil un kaléidoscope encore peu connu, un mirage qui n’en était pas un. Une scène, une boîte, un karaoké ? Ou seulement un délire psychédélique d’adulescent ? Tant de choses à résoudre, de souvenirs imbriqués à défaire tels de vulgaires pièces de Lego collées ensemble avec de la glue. Un jeu d’échec avec sa propre mémoire qui a pour enjeu de remémorer une veille semblant tellement lointaine. Pour cela encore aurait-il fallu que la machinerie soit en marche, mais force était de constater que ce n’était pas le cas.
Moelleux, doux, on croirait s’enfoncer dans une mer de plumes à la profondeur insondable. On ne pourrait imaginer à quel point cette sensation nous rendait heureux, la fatigue disparaissait, l’énergie revenait, le gardon se réchauffait. Malheureusement, cet état ne durait pas et s’estompait peu à peu au fil des heures, toujours arrêté par un mouvement brutal, un son violent, une lumière pétante qui déchiquetait à jamais l’espoir de revivre l’instant du parfait sommeil.
Chose retombant par le plus grand des hasards, sur les épaules de cet étrange adolescent, presque adulte – se croyant adulte. Lui, s’épanouissant dans le plus beau des rêves, serrant l’oreiller avec délicatesse et joie, répétant des mots doux semblables au murmure du vent. Une imagination débordante à l’œuvre bientôt gâchée par un tremblement. Une pression, un creux, un trou, le basculement, le tremblement, la lumière qui s’allume, des gâteaux mâchés, une respiration, un battement de cœur, une main sur du plastique, une voix, une voix de femme, une odeur de shampooing.
Les yeux grands ouverts, Aren était aveuglé par la lampe au-dessus de lui, la tentation de jeter un livre était trop grande. Il se passa une main sur le visage, essayant d’effacer une quelconque marque. Un désagréable bruit sifflait dans sa tête, un bourdonnement qu’il connaissait bien l’ayant déjà vécu une dizaine de fois. L’alcool, encore l’alcool, toujours l’alcool, quand on l’avait goûté on ne pouvait s’en passer. Le pire ennemi qu’il pût exister.
Il tourna la tête, les pensées en vrac, un bordel incommensurable. Des leprechauns auraient très bien pu chevaucher un putois et voler devant lui sans qu’il ne s’en aperçût. Aren vit alors une jeune femme, blonde, comme toujours, à croire qu’elles avaient toutes décidées de se teindre pour perpétuer les désirs inassouvis de leurs très lointains ancêtres européens : niveau reproduction historique – sans mauvais jeu de mots –, il manquait juste les hommes bossus dans le cliché du gourdin à la main et la peau de léopard comme vêtement, mais autrement, cela ressemblait légèrement à une rébellion pacifique d’adolescentes incomprises vivant dans un monde machiste ne leur offrant peu de perspectives d’avenirs si ce n’était comme secrétaire, serveuse, femme de ménage, femme au foyer, institutrice, pour lesquelles on les avait classer depuis leur plus tendre enfance, tout cela à but lucratif. Evidemment, dans son état actuel, Aren avait simplement survolé cette réflexion.

« T’en veux ? »

Quoi ? Des cacahuètes ? Niveau précision de questions, on avait déjà trouvé mieux. Le jeune homme plongea sa main dans le paquet avec d’en sortir une sorte de bretzel clair en forme de cœur ou de fesses. Pourquoi des fesses ? On aurait fricoté ensemble ?. Il ne sentait plus la présence de son serpent à ses côtés, mais nul doute qu’il suivait tous les événements par les yeux d’Aren.
De plus, ce-dernier remarqua sa tenue quelque peu… étrange. Fringué d’une chemise rouge, col en V, ainsi que d’un pantalon de pyjama, sa dégaine lui paraissait peu approprier à la situation qu’il allait évoquer malgré toute la subtilité qu’il mettait, vainement, dans ces phrases :

« C’pas pou’ di’ mainonopoemgfhghf… »

Les mots moururent dans sa gorge suivie d’une violente quinte de toux. Il voulut toucher le visage de la femme avec les Bisco’fesses se trouvant dans sa main, mais comprit rapidement que l’effort n’était pas à sa hauteur, c’est-à-dire que la tête féminine était fixé sur son cou à une vingtaine de centimètre de la main d’Aren. La flemmardise l’emporta. Au lieu de ça, il préféra tâter la taille de l’inconnue avec les Bisco’fesses. Etant encore assez fatigué, les effets ne devaient être estompés.
Il se redressa en posant les Bisco’fesses sur les jambes de la gentille damoiselle.

« Qu’est-ce que j’fous là ? se questionna-t-il, la voix éraillée. Pourquoi je suis habillé comme un espagnol mal torché ? »

Il se posait trop de questions, tellement qu’il ne put se contenir et se rappeler des normes sociales qui limitaient chaque individus sa liberté d’expression :

« T’es qui, toi ? Tu me rappelles quelqu’un, mais j’vois pas trop qui… Tu ressembles à… Une charmante demoiselle, bonjour. Pourquoi t’es dans le même lit que moi ? C’est quoi cette chambre ? On est chez qui ? On dirait une chambre de vieux avec tout ce papier gaufré. Hum, juste une question, charmante demoiselle. J’me souviens pas de grand-chose, on va dire rien, mais j’aimerais savoir si on a... ‘fin tu vois… non, mais tu comprends… si on s’est pas rapprochés… La bête à dodo… Si on n’a pas joué à papa-maman qui font autant bruit qu’un marteau-piqueur, quoi ! Non, parce qu’y a un cheveu blond sur ma chemise, ça m’intrigue. T’as une idée ? Parce que niveau relation, je suis au point mort. Je suis né en 95, tu vois… C’est pas comme si j’avais jamais embrassé une fille ou quelque chose de plus chaud – qu’embrasser, hein – tu vois, mais bon, dix-huit ans et voilà quoi, ça me rassurait un peu, enfin je crois. »

Aren cligna lentement des yeux, comme si ça tirade n’était qu’une longue parenthèse dans cette phase d’éveil.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: This night is our night ♪   Dim 7 Avr - 4:29

    Le garçon tenta d'abord une approche qui se finit en un étouffement très classe. Ou pas. Il se parla même à lui même faisant remarqué qu'il avait d'étranges gouts vestimentaires et pour le coup, je ne pouvais qu'approuver. En même temps, je voyais rarement de gars se trimbaler en chemise rouge et bas de pyjama pas assorti. C'était un genre nouveau, ok, mais jamais il ne lancerait une mode :

    « T’es qui, toi ? Tu me rappelles quelqu’un, mais j’vois pas trop qui… Tu ressembles à… Une charmante demoiselle, bonjour. Pourquoi t’es dans le même lit que moi ? C’est quoi cette chambre ? On est chez qui ? On dirait une chambre de vieux avec tout ce papier gaufré. Hum, juste une question, charmante demoiselle. J’me souviens pas de grand-chose, on va dire rien, mais j’aimerais savoir si on a... ‘fin tu vois… non, mais tu comprends… si on s’est pas rapprochés… La bête à dodo… Si on n’a pas joué à papa-maman qui font autant bruit qu’un marteau-piqueur, quoi ! Non, parce qu’y a un cheveu blond sur ma chemise, ça m’intrigue. T’as une idée ? Parce que niveau relation, je suis au point mort. Je suis né en 95, tu vois… C’est pas comme si j’avais jamais embrassé une fille ou quelque chose de plus chaud – qu’embrasser, hein – tu vois, mais bon, dix-huit ans et voilà quoi, ça me rassurait un peu, enfin je crois. »

    Là j'eus du mal à faire des rapprochements entre ses phrases. Ça voulait dire quoi qu'il était de 95 ? mis à part qu'il avait dix-huit ans cette année, comme moi en somme. La truc c'est que je ne savais pas ce qu'il rassurait : l'avoir fait ou pas ? Dans mon cas, qu'on soie rester inactif ce soir m'allait très bien. Mon copain venait de mourir, ce n'était pas vraiment une raison pour coucher avec le premier venu...

    En tout cas il était clair qu'il n'en savait pas plus que moi. On était largué l'un comme l'autre dans un lieu inconnu avec un inconnu dans un lit inconnu et ça craignait :

    « J'ai pas tout suivi, faut dire que ce que tu racontes est pas très clair... T'es du genre à tourner autour du pot non ? À moins que ça soit à cause de l'alcool... Enfin bref, je sais pas non plus ce qu'il s'est passé. »

    Je marquais une pause durant laquelle je grignotais deux trois bretzelles en réfléchissant à la situation, un peu parce que quand même j'avais trop mal à la tête :

    « Je suis pas sure que parce que tu as trouvé un cheveu blond sur ta... sublime chemise, on ait fait quoique ce soit la nuit dernière... La seule chose dont je soie sure, c'est qu'on a un peu trop bu et qu'on est dans un appartement qu'on ne connait pas... »

    J'avais un peu peur que le ou la proprio débarque en beuglant, je craignais aussi qu'il ne soit arrivé quelque chose à Lisa... Imaginez : si par hasard quelqu'un me l'avait voler alors que totalement bourrée je m'éclatais sur la piste de danse, là j'étais dans l'impossibilité totale de la joindre, si je communiquais avec mes pensées avec elle j'étais bonne pour finir la boîte d'aspirine dans la minute suivante !

    « Soit dit en passant, je suis Eve : une pauvre lycéenne qui, je pense, ne décrochera pas son bac cette année. »

    Je passais sous silence que j'étais d'Eternal Time, s'il n'était pas un mutant et qu'il découvrait que moi si... Et bien, il chercherait peut être à me tuer et franchement j'avais mieux à faire. Comme par exemple découvrir ce qu'il c'était passé...

    « Sinon... Tu penses qu'il y a moyen qu'on se rappelle de ce qu'il s'est passé ? ça me gêne un peu toute cette histoire. »

    Un peu... C'était un euphémisme, j'aurais eu des couilles que ça me les aurait brisé, pour parler vulgairement. Mais bon, j'avais l'espoir qu'on s'en tirerait pas trop mal, qu'on réussirait à partir d'ici avant que la proprio nous capte et qu'on arriverait à se souvenir de ce qu'on avait fait la nuit dernière... Parce que si rien ne nous revenais et bien... ça n'allait rien changer du tout, je me demanderais juste toute ma vie si l'alcool peut me faire coucher avec un inconnu...

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MessageSujet: Re: This night is our night ♪   Sam 4 Mai - 10:18





Chapitre X – [Nom du chapitre]

« Citations »




1. Titre

Pauvre d’elle. L’insouciance parentale était un vilain défaut, quel phénomène a-t-il eu lieu pour avoir ce choix ? Ne s’étaient-ils souciés des conséquences de leur acte si désolant ? Une menace pesait depuis sa plus tendre enfance : cette référence controversée ne laissait jamais passer l’once du répit. Elle vivait dans l’inconscience d’elle-même ne se préoccupant sûrement que très peu de ce symbole marqué au fer rouge à jamais. Mais les remarques, elles, les critiques, les moqueries, les pics lancés à foison n’avaient dû manquer durant cette jeune ville encore fraîche. Pour certaines personnes, ce genre de « plaisanteries » ne s’octroyaient le don de l’humour et emplissaient ses femmes et ses hommes d’une haine cachée au rouge indélébile. Peut-être que quelques-uns trouvaient une pointe de courage perdue dans un îlot.
Ainsi donc, elle se nommait Eve. « Juste un nom comme les autres, toi aussi tu as passé beaucoup de temps dans l’arène des petits n’enfants. » Joli nom pour une soirée oubliée. Encore une fois parti. Que pouvait-il faire de lui ? Le lâcher dans la nature, le voir disparaître dans une nuage de fumée alors qu’ils l’avaient dans leur main ! Ce serait pure folie, autant attendre qu’il revienne restait la meilleure solution.
Au fil des secondes, au fil du temps qu’il fallut pour que son cœur accélère légèrement, la sensation d’avoir commis une bourde se faisait plus présente. Ce n’était plus comme avec Max… Encore voir seulement quelques mois, sa vie ne lui importait peu (juste assez pour survivre). Qu’il fasse ceci ou cela n’était pas d’une grande importance : c’est-à-dire qu’il se fichait éperdument des conséquences futures. Mais là, ce matin-ci tout avait de nouveau changé – le temps jouait à la roulette russe. Il se voyait effrayé par la perspective d’une telle rencontre, sa force, ses envies si caractérielles reprenaient le dessus. Nouvelle victoire pour l’équipe grise contre l’envahisseur beige rayé de noir.
Il se sentait finalement gêné de la situation si incongrue, ses habits ne reflétaient en rien sa personnalité, puis se retrouver couché dans un lit avec une inconnue ne se voulait pas être le moyen le plus infaillible pour faire connaissance, à moins de posséder un sex-appeal des plus incroyables, ce qui n’était pas le cas d’Aren. Néanmoins, il s’obligeait à ne rien afficher, seulement les pigments d’une coccinelle flashy.

« Ouais, c’est sympa tout ça, la prochaine fois on aura le droit au réveil dans du lisier… »

Encore mille paroles sans sens énoncées dans une pirouette d’artiste borgne et manchot. Maintenant assis sur le rebord du Tapei 101, ou du lit, il se mettait à marmonner d’autres absurdités comme quoi les beignets n’étaient point le meilleur moyen pour passer une soirée tranquille, que changer de vêtements avec un gars tout aussi défoncé miroitait la pure intelligence qui lui servait de rouages et du lit inconfortable sur lequel certaines choses plutôt particulières s’étaient produites. « On n’a pas changé nos caleçons, j’espère… » Le reste de la nuit restait aussi noir que le vile séparant le faucon du millénium et le vaisseau du capitaine Kurk. Il écoutait les paroles soporifiques d’Eve.

« Avoue que tu n’as strictement aucune idée de c’qu’il s’est passé cette nuit Trou noir total, le vide de l’espace…. Puis où il est ce p’tit con de serpent ? Lui pourrait au moins, et malheureusement, se souvenir de quelque chose… »


Petite humaine n’y connaissant rien n’avait les moyens de savoir de quoi il causait, et puis, il lui dirait pas on nom car cela n’avait strictement aucun intérêt. Tout ce qui l’intéressait à ce moment-ci : l’heure. Quelle heure était-il ? Il devait rentrer à l’Académie le plus tôt possible, sinon cela se passerait mal – comme d’habitude. Il ne serait jamais assez rapie pour rentrer, mais peut-être qu’en prenant cette Eve en guise de monture, il aurait la possibilité d’arriver à l’heure.
Toujours des questions sans réponse, beaucoup trop : elle avait les cheveux mouillés, elle s’était douchée ? que foutait-elle avec des gâteaux ? était-elle réellement blonde ou brune ? femme ou homme ?
Trop de choses l’assaillaient, il ne pouvait plus faire la part des choses. Parlait-elle encore ? Aren n’écoutait plus, sa concentration avait ses limites et elles étaient déjà atteintes. Apple ne répondait pas à ses appels, il l’empêchait de savoir son emplacement. Simplement, il ne devait être très loin, il l’aurait senti.

Face à face avec la réalité, le désespoir qui l’habitait, il restait, là, tétanisé par une peur irrationnelle, ses membres ne l’obéissaient plus ; sa vue se troublait, une chaleur lui montait aux joues. En apparence, cette loque, assise sur le matelas, semblait juste un peu étrange, un peu conne, mais au fond ? Le problème : la gêne de la gêne, gêné du fait d’être gêné par une incohérence, une absurdité. À cela il rajoutait une petite touche d’incompréhension, d’inexpérience des relations. Ce jeune adulte préparait minutieusement le mélange, goûtant son plat à la louche de temps en temps, se saoulant d’imaginaires, de sa croyance ; dosant la soupe, perfectionnant son futur repas grâce à quelques tranches de tristesse ou d’une sauce à la mélancolie. Il finissait par s’en délecter avec dégoût, buvant avec avidité la marmite de la timidité.
Que devenait-il ? Où se baladait son attitude désinvolte ? Il était happé par un sentiment incontrôlable et bien connu. Une apparition, sans fondu. Encore une fois, vainement, il essayait dans une énième respiration de se remémorer toute la nuit vécue, mais rien ne lui revenait.


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MessageSujet: Re: This night is our night ♪   Ven 19 Juil - 20:14


    Des mots, des mots et encore des mots. L'incapacité de comprendre totalement ce qu'il se passait était encore d'actualité... Je me sentais d'autant plus stupide que je racontais n'importe quoi. Même mes pensées me semblaient incohérentes. Pour dire  vrai, elles l'étaient. Il fallait que je me concentre sur une seule chose, et j'en était simplement incapable, et comme j'étais un peu bête, je ne savais pas du tout comment me sortir de ce mauvais pas. Il fallait que je me calme, que j'ordonne mes pensée : mission impossible. Alors je relativisais : si lui et moi avions fait quelque chose, il n'était pas ma première fois. Ainsi je n'avais pas salopé ce qui devait être un souvenir mémorable de ma vie. Si ce n'était pas pareil pour l'inconnu, tant pis pour lui. En tout cas, même bourrée j'avais de bon goût.

    N'empêche que la situation avait le goût amer de l'ironie. Paumée, à peut être des kilomètres de l'académie, sans Lisa. Mais elle ne devait pas être loin. Je le savais... Sinon je serais en train d'agoniser plutôt que de manger des bretzels.

    J'étais tellement frustrée de ne pas réussir à me souvenir de la nuit passée... Au point que je ne répondis pas de suite à tous les assauts du jeune homme. J'essayais plutôt de dominer le mal de crâne qui me compressait la tête. Chaque son semblait résonner, et pire encore, le bruit d'une clef dans la serrure. Quelqu'un rentrait. Certainement la proprio de l'appartement. Je me sentais encore plus pathétique, si elle nous trouvait là, comme ça, on était mal. Très mal même :

    « Je crois que quelqu'un vient.... »

    J'en étais sure maintenant, la porte venait de s'ouvrir... Je n'ajoutais rien et me levais rapidement en marmonnant des « vite », peut être n'étais-je pas capable de réfléchir correctement mais je savais que dans cette situation il fallait qu'on se planque. J'entrainais l'inconnu avec moi, le tirant par le bras et l'emmenant dans le placard. L'idée c'était juste de rester planqué jusqu'à ce qu'on puisse partir...

    « Je sais pas où on a atterrit, ni pourquoi, ni comment mais là de suite, je sais qu'on est dans la merde ! »

    J'avais chuchoté pour être sure que seul lui m'entende. J'ignorais combien de personnes se trouvaient maintenant dans l'appartement mais j'avais le sentiment que partir serait ardu... Si on nous mettait la main dessus, certainement qu'on serait emmené au poste de police et je me voyais mal justifier notre présence... Déjà qu'on se souvenait de rien... C'est dans ces moments là qu'on se demande : « Pourquoi nous ? ».

    En plus le placard était pas franchement grand et il faisait noir. Passant entre les cintres, je me laissais tomber sur le sol... Et voilà que j'étais très mal positionnée sur des paires de chaussures en tout genre... Et très franchement, je m'en serais bien passé ! En plus une veste, une robe, un T-shirt ou que sais-je me grattait la joue... C'était pas vraiment le top. Sans parler que la crainte de se faire prendre me rendait nerveuse : en somme je me sentais plutôt mal...

    D'ailleurs, à part nos souffles à l'autre garçon et à moi même, je n'entendais plus rien. Même en essayant de me concentrer... et je n'étais pas sure que ça soit bon signe...


[HRP : c'est court, mais j'ai meublé comme j'ai pu !]
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MessageSujet: Re: This night is our night ♪   Ven 16 Aoû - 16:51






Chapitre I - Nuit de beuverie
Eve & Aren

1


Assis sur le bord du lit, il n’avait qu’un mur uni pour spectacle : quelques coups de pinceaux représentant un champ de bataille où régnait la discorde. Il avait la vague impression de se perdre dans ce qui n’était que le délire d’un artiste sans passion.
Derrière lui, Eve bougeait et semblait s’inquiéter de cette situation particulièrement incongrue : deux personnes se réveillant dans le même lit ne se rappelant plus de la soirée passée, une volant le contenu d’une boîte de Bisco’Fesses, l’autre fixant un mur de son regard vide. Deux êtres se souvenant de bribes disséminées çà et là, des moments aussi inutiles les uns que les autres.

Il soupira, lâchant les postillons d’un embarras même pas dissimulé. Leur situation n’était que peu enviable sur beaucoup de points : soirée a priori plutôt arrosée, inconnue, sexe paradoxal, biscuits et surtout, trou de mémoire béant. Aren avait l’impression de souffrir d’un traumatisme crânien, un médecin lui expliquant qu’il était atteint d’une amnésie rétrograde et que blablabla, sa mémoire, à court terme, pouvait être affectée et vas-y que je t’en ramène des explications foireuses.
Ses mains tremblaient sous l’effet du stress, de sa peur d’avoir à affronter l’inconnu qui lui tendait les bras. Il préférait encore apprécier la douceur de la couette qu’il parcourait allègrement. Mais on cognait dans sa tête, fort, l’empêchant de penser sainement. Et puis, la fille, là, derrière avec sa boîte de gâteaux apéritifs, ne voulait pas répondre, passant au-dessus de toute cette pauvreté, de sa vie. Que pensait-elle à cet instant, le regard dans le vide, semblant vainement chercher une réponse ? La blonde, Eve, essayait sûrement de se remémorer la nuit, grattant sa mémoire jusqu’au sang de ses ongles. La confusion dans leur tête était bien réelle, donnant les coups de la victoire, éructant même de joie – vision peu encline à manger.

Clink ! Un objet métallique tomba, quelque part. Tout semblait loin d’Aren, que ce fût la fenêtre, les oisillons réclamant leur pitance, la respiration d’Eve, tout. Les murs s’éloignaient à grands pas, la table de chevet rapetissait, ainsi que la lampe et son abat-jour brinquebalant. Qu’on se mît à crier au feu l’étage d’au-dessus, qu’il n’aurait entendu qu’un vague appel. Pourtant, tous les petits sons, les rameaux faisant pâle figure face au grand maître aviateur, maître des airs, en temps ordinaire paraissaient amplifiés d’une étrange manière. Au final, cet objet métallique qui était tombé, quelque part, revint à la charge, percutant gaiement ses tympans. Dans les rires, la joie et l’allégresse.
L’odieuse personne, quelque part, ramassa son objet et essaya de le glisser dans la serrure. Des clefs. Ça tintait là-bas et son détenteur éprouvait quelques difficultés à réussir à tourner son arme. Au passage, elle tira quatre coups, juste quatre. Ils s’élancèrent, se bousculant à l’envi, tous rêvant de triompher de Gulliver La Loque, et réussirent. Happé par la douleur des chocs, il remarqua qu’Eve était devenu aphone, ou alors il était sourd, mais il la voyait s’effarer, ahurie, se leva d’un bond en renversant toute la boîte des Bisco’Fesses et avec elle, la promesse d’une matinée sympa. Ses yeux bouffis de fatigue ne lurent qu’un « voiture ». Eve attrapa le bras d’Aren qui fut tiré de sa transe.

Elle l’emporta, l’obligeant à ne plus être sur son séant, quittant son pauvre monde. Elle l’emporta, dans un placard, exiguë. Son pied cogna contre le bas et son épaule percuta l’intérieur de bois, il gémit. Elle aurait dû continuer à manger des Bisco’Fesses et je serais parti me cacher tout seul. Elle sait pas jouer à cache-cache.

« Je sais pas où on a atterri, ni pourquoi, ni comment, mais là tout de suite, je sais qu’on est dans la merde ! »

Quelle déduction. Au fond, elle n’avait pas tort. Les voilà coincés dans un renfoncement des plus communs à attendre le propriétaire de ce dit renfoncement. Merveilleux. Le ciel était rose et les poneys à cœurs volaient grâce à un arc-en-ciel leur sortant des miches.
Aren vit, malgré la pénombre quasi totale, la blonde violente s’asseoir écrasant probablement quelques affaires au passage. Il fit de même, laissant son dos glisser contre la paroi et ses jambes s’étirer. Enfin, il ne le fit pas tellement, Eve prenait déjà la moitié du placard.
Et le silence se fit. Assourdissant. On aurait entendu une mouche péter à trois mètres.

Dehors, la personne entra et ferma sa porte récalcitrante, rebelle en herbe. Elle dut remarquer un détail car Aren ne l’entendit plus bouger ou elle avait la démarche féline, se déplaçant à pas feutrés. Elle était quelque part, guettant le moindre mouvement, protégeant son territoire farouchement. Mais les limites ont été violées, elle le voit, elle le ressent. Un fauve parcourait l’appartement, il en était sûr, et quel fauve ! Même la mouche s’en était allée.
Grincement. Non loin de la chambre, une masse se mouvait dans l’ombre, imperceptible croyait-elle.

La folie les guettait, eux deux victimes de leur propre soif ; pour le compte, ils étaient rassasiés. En général, dans ces moments-là, il en fallut toujours un pour émettre le bruit trompeur, de quoi alerter le prédateur qui rôdait. Aren éternua. Il s’en voulut aussitôt. Déjà, ne se cachant plus, la lionne courait apercevant les jeunes gazelles et sauta à leur cou pour les étouffer de sa puissante mâchoire.
Des mains s’agrippèrent aux poignées du placard, griffues, velues, les muscles saillants. On sentait la veine au front battre intensément, les naseaux du monstre lâchant de grands panaches de fumée noire, les crocs démentiels et finement aiguisés. La bête soufrée, sortie des tréfonds d’un cauchemar, ouvrit en grand les portes, montrant sa gueule aux yeux de nos jeunes héros. La chimère était là, devant eux. Pis, la fureur affleurait sa peau, transcendait l’imagination la plus folle.

Aren, dont l’instinct de survie avait pris le dessus, n’avait eu que le temps de se jeter littéralement sur cette biscovore – autant faire les choses en grand – quand les pattes s’était posées contre les portes ; et de pousser dans ses retranchements au moment où la bête ouvrit. Leur corps se résorba aussi vite que l’ombre rassurante des portes disparurent. Dématérialisés sans prendre la peine de réfléchir, ils traversèrent le plancher plutôt mince et vinrent s’écraser contre la moquette. Aren tint bon. Eve… La première fois, les gens ont tendance à se sentir mal ou même à vomir, alors à traverser un placard avec la gueule de bois…
Le lycéen agrippant fermement les bras de sa protégée la fit rouler et l’entraîna dans un mouvement leur permettant de s’éloigner d’un éventuel lieu du crime, pouvant aussi occasionner quelques problèmes de dos. Le lit était juste en face et ils purent se placer dessous non sans difficultés. À bout de souffle, Aren relâcha Eve et leur corps redevinrent aussi solides qu’auparavant.


Il entendait la bête fulminée et revenir sur ses pas, vers eux.

© Fiche de Hollow Bastion sur Bazzart


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MessageSujet: Re: This night is our night ♪   Dim 8 Sep - 11:40


    L'expérience de passer d'un lit à un placard pour se retrouver sous ce même lit était la plus traumatisante que j'ai jamais vécu. Ou presque. Mais avec une gueule de bois terrible et un estomac tout retourné par... Par quoi d'ailleurs ? Si je savais comment on était passé du lit au placard, j'ignorais complètement comment on s'était retrouvé sous le lit. Seulement mon petit ventre fragile n'avait pas du tout apprécié et il se contractait essayant de faire sortir les gâteaux apéritif de mon système digestif.

    Seulement, la propriétaire n'apprécierait certainement pas de trouver deux ados et une flaque de vomis sous son lit... Déjà que, parce que l'autre avait éternué, elle avait compris qu'il y avait des intrus. La poisse me poursuivait. Elle avait jeté son dévolu sur moi et s'amusait à me rendre la vie impossible... C'était vicieux et injuste ! Je ne méritais pas tant de malchance. Je devais avoir un très mauvais karma bien que j'ignorais ce que j'avais pu faire dans mes vies intérieurs pour mérité ça mais ça ne devait pas être jolie à voir.

    Le problème était qu'elle arrivait. Elle nous cherchait et revenait vers nous. Moi je n'allais pas tenir très longtemps et je risquais de régurgiter à tout moment... Oh joie ! Et si je pouvais empêcher le son de se propager jusqu'à elle, l'odeur lui parviendrait quand même et à moins qu'elle est un animal qui vomisse de temps en temps, on n'avait aucun alibi. Et tandis que je méditais sur la question un bruit de verre cassé retentit et la madame quitta la chambre en bougonnant. Des miaulements retentirent et je compris que la chance revenait. La question était : pour combien de temps.

    Elle sembla ramassé les débris de verres en disputant gentiment son chat ce qui nous laissait, hypothétiquement, le temps de sortir de notre cachette... D'ailleurs, je fis signe au garçons qu'on pouvait sortir. Prudemment. Mais à peine me relevais-je que je couru à la fenêtre que j'ouvris assez brutalement pour vider mon petit estomac. Et si le bruit n'attira pas la maitresse de maison apparemment un peu occupé, son chat vint nous rendre une petite visite. Oops. Et tandis qu'il miaulait assez violemment sa propriétaire le questionnait :

    « Qu'est-ce qu'il y a Skitty ? »

    Skitty ? Sérieusement ? Elle l'avait appeler comme un pokémon ? Y avait plus urgent : elle arrivait à nouveau comprenant que les intrus n'étaient pas partis. Fuuuuck ! Toujours penché au dessus de la fenêtre, je remarquais une corniche assez large pour qu'on puisse l'emprunter et sans demander mon reste je passais par la fenêtre pour l'atteindre :

    « On peut passer par là, ramène toi ! »

    Ne pas parler trop fort était la clef de notre réussite et tandis que j'avançais sur la corniche, je sentais qu'elle se rapprochait, coléreuse et inquiète à la fois. Ce qui était assez compréhensible en fait. Elle avait des squatteurs chez elle. Pas mal-intentionné mais quand même !

    Mon coeur battait la chamade, j'avais peur et j'étais excitée à la fois. C'était un mélange explosif : de l'adrénaline à l'état pur et j'avais l'impression de pouvoir tout faire mais si, jusqu'à maintenant j'avais surtout vomi ! Pour autant, on était pas sorti d'affaire...
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